DÉPLACEMENTS PLUS RESPECTUEUX DE L'ENVIRONNEMENT

La mobilité se trouve à un tournant. Les déplacements peuvent et doivent être plus écologiques pour que notre société reste vivable. Telles sont les réflexions partagées par quelques Employeurs Pionniers lors de la table ronde consacrée aux déplacements plus intelligents et plus écologiques. Le vélo, en particulier, s'est démarqué comme mode de transport du futur.

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Le vélo, moyen de transport numéro 1

Trottinettes électriques, vélos, train, voitures électriques et hybrides. L'éventail des moyens de transports « verts » ne cesse de s'étendre, et les entreprises en font usage avec plaisir. De plus, le budget de mobilité, qui a été doté d'un cadre juridique il y a un an et demi, permet aux travailleurs de répartir librement une somme d'argent entre différents moyens de transport. L'objectif est de se rendre au travail plus rapidement et d'une manière plus respectueuse de l'environnement.

Hans De Mondt, CEO de l'entreprise de mobilité Mobly à Anvers, déclare que c'est un choix délibéré de ne pas proposer de voitures de société. « Chez Mobly, la moyenne d'âge est de 28 ans. Les jeunes n'hésitent pas à s'engager sur la voie de la mobilité partagée. La moitié d'entre eux consacrent leur budget à un vélo partagé ou une trottinette partagée. De nombreux collaborateurs habitent à moins de 4 km du bureau. Cette proximité joue un rôle important. L'autre moitié, qui vient de plus loin, opte pour le train. La gare de Berchem est toute proche », poursuit M. De Mondt.

Plan de mobilité

Autre son de de cloche (étant donné la situation et la taille de l'entreprise) chez BASF, géant de la chimie implanté au nord du port d'Anvers. « Vu notre emplacement, nous manquons de transports en commun », explique Peter Sterckx, Facility Manager. « C'est pourquoi nous avons lancé à l'époque notre propre transport collectif en bus pour notre personnel. Nous avons déjà entrepris des démarches pour rendre ce système encore plus flexible, mais on finit par se heurter à des limites. Mettre en place un bus toutes les 15 minutes n'est pas faisable. Nous constatons cependant une baisse de l'utilisation de la voiture dans notre organisation. Nous proposons un leasing vélo depuis trois ans, et le succès est énorme. Un travailleur sur deux choisit cette formule. Cela représente environ 1 700 vélos. Pour mener ce projet à bien, nous avons investi, en un an, un million d'euros dans des infrastructures cyclistes. »

Un plan de mobilité bénéficiant d'un large soutien est également le cheval de bataille du fabricant de médicaments Pfizer à Puurs. « Nous avons fait d'énormes avancées en quatre ans et avons actuellement un millier de vélos en leasing. Dans le même temps, nous avons considérablement étendu nos abris à vélos, nos douches et notre système de casiers personnels. En 2019, les collègues de Pfizer ont parcouru ensemble 2,2 millions de kilomètres à vélo. C'est positif pour l'environnement et pour le bien-être de notre personnel », déclare Joris De Maeyer, directeur environnement, santé et sécurité.

Ouverture

Sven De Cremer, Comp & Ben Manager chez Telenet, géant des télécommunications dont le siège est implanté à Malines, reconnaît que son organisation a une politique de mobilité plutôt traditionnelle. « Nos bureaux sont faciles d'accès en voiture. L'accent est mis largement sur les voitures de société et dans une moindre mesure sur les transports en commun. Nous nous trouvons à un tournant. Depuis le coronavirus, l'ouverture à l'égard d'une mobilité plus verte est beaucoup plus grande. Nous nous posons de sérieuses questions concernant la voiture de société qui reste souvent inutilisée pendant la journée. Elle est également de moins en moins un symbole de statut. Les collaborateurs sont de plus en plus nombreux à se rendre au travail à vélo. Nous équipons dès lors notre infrastructure d'un plus grand nombre de douches et de parkings à vélos. »

Une flotte de véhicules reste toutefois une nécessité pour de nombreuses entreprises. Toutes les entreprises autour de la table s'attellent activement et de manière innovante à l'écologisation de leur parc automobile ou sont à l'aube d'une (r)évolution « verte ». L'entreprise alimentaire Mars Belgium a déjà pris bon nombre de mesures. « D'ici la fin de l'année, nous compterons un peu moins de 25 % de véhicules électriques dans notre flotte. La moitié sera électrique d'ici la fin 2023 », déclare Kathy Heungens, Corporate Affairs Director. « Cela paraît évident : la raison principale de ce changement radical est la volonté de réduire considérablement les émissions de CO2. La première vague de collaborateurs qui passent à une voiture hybride rechargeable ou électrique entraîne directement une forte baisse d'un peu moins de 40 % des émissions de CO2 de l'ensemble du parc automobile. La durabilité à long terme ne s'inscrit pas seulement dans la stratégie de notre entreprise : c'est une ambition à laquelle chacun de nos travailleurs veut pleinement contribuer. »

L'heure est venue !

La manière dont nous organisons le travail et la mobilité se trouve à un moment charnière. Il est temps pour les organisations de replacer l'employé au centre de la nouvelle norme et de donner une place de choix au travail hybride.

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